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«A Chorus Line» est né dans le séjour de l’appartement de Michael Bennet parmi un petit cercle d’amis. Il s’agissait surtout de danseurs troublés par l’infini tourbillon d’auditions et rejets, inévitables pour ceux qui veulent essayer d’arriver à Broadway.

C’est à partir de ce trésor d’histoires d’auditions que Michael Bennet a crée «A Chorus line». Il a commencé avec deux cassettes enregistrées avec les voix de ces danseurs New-Yorkais qui racontaient leurs vies, leurs souvenirs, leurs sentiments. Ces matériaux one été développés à travers de deux ateliers réalisés avec le patronage du New York Shakespeare Festival et du producteur Joseph Papp.

Et quand le show a commencé ses répétitions, les danseurs qui voyaient leur vie contée sur la scène, ont dû faire une audition pour pouvoir jouer eux-mêmes! Et quelques-uns n’ont même pas eu le rôle

Quand «A Chorus Line» a fait ses débuts, le succès a été immédiat et à partir du mois de juillet de 1975 le show a été joué au Shubert Theatre à Broadway.

Joe Papp a aidé Michael Bennet avec la présentation du spectacle et l’élaboration de son format qui n’est pas tout à fait conventionnel. Certainement «A Chorus Line» a révolutionné la façon dans la quelle une comédie musicale peut être présentée. Il a abandonné une structure narrative rigide pour mettre ensemble les histoires individuelles de ce group de danseurs «ambulants». Bennet était convaincu que le style d’une comédie musicale doit réfléchir son contenu, et le public de «A Chorus Line», face à des miroirs si haut que la scène même et aux planches nues d’un théâtre de Broadway, pourrait même penser qu’il est dans la salle pour prendre partie à son tour à une audition et ce qu’on est en train de voir, loin d’ être une pièce, c’est la réalité, quelque chose qui est en train d’arriver juste à ce moment-là, pour la première et dernière fois!.

Vingt-quatre danseurs participent à une audition pour l’ensemble d’un show de Broadway. Après la première sélection il n’en reste que dix-sept, mais les rôles disponibles sont huit seulement. Zach, le chorégraphe, interroge les dix-sept candidats pour mettre à l’épreuve leurs motivations et ambitions.

C’est un procès d’auto-révélation à travers des mots, de la musique et des mouvements qui nous permet de connaître intimement tous les danseurs. Et à la fin, on souffre avec ceux qui sont renvoyés mais, au même temps, on jouit avec les vainqueurs.

«A Chorus Line», cette rare combinaison, une oeuvre d’art qui émeut, trouble, entretient et enthousiasme, naît et vit de la lutte de chacun de nous pour dépasser ce qui est ordinaire et atteindre ce qui est extraordinaire. Une lutte qui est importante aujourd’hui comme elle était il y a 30 ans.